Comment être heureux malgré les addictions

“L’amour est une force de guérison miraculeuse. En nous aimant, nous produisons des miracles dans nos vies.” Louise Hay

Prendre son envol

C’était un beau bébé de 3.7kg en parfaite santé. Un enfant souriant, curieux de tout, téméraire, affectueux et parfaitement intelligent! Il est devenu un adulte accompli, travaillant 60h/semaine, friand de bons petits plats riches, de sodas… Il aime particulièrement se détendre en rentrant du travail avec ses cigarettes et un bon verre de whisky, suivi de quelques autres… Impossible de passer une soirée convenable sans ces tyrans du plaisir et encore moins de se détendre pour affronter le jour suivant… Appelons-le Louis, mais son histoire ressemble à celle de nombreux adultes rencontrés, même si en lieu et place des cigarettes et de l’alcool, on peut trouver: travail, sexe, drogue, jeux, écrans, cafés, sodas, nourriture, shoping, et j’en passe…

Voici ce que dévoile l’étymologie du mot addiction: “en latin, l’addictio est proprement l’adjudication, en particulier la vente aux enchères du débiteur insolvable, qui entraine la privation de liberté, l’addictus étant condamné, dévoué à, esclave pour dette.”

La personne au comportement addict, paierait une dette par l’esclavagisation d’elle-même? Il est vrai que lorsque je fumais ma vingtaine de cigarettes, je ressemblais tout à fait à une esclave se faisant payer un lourd tribu pour une faute oubliée. Il ne s’agit même plus de tendre le bâton pour se faire battre; ici on l’arrache carrément des mains d’un hypothétique bourreau pour tenter de se fendre méthodiquement soi-même le crâne. Qu’avons-nous donc fait pour mériter une si lourde peine? Je vous propose un tour d’horizon des pistes à explorer pour se libérer des addictions tout en restant heureux.

yeux chat regard miroir amour bonheur

Sur une échelle de 1 à 10, combien vous aimez-vous?

Lorsqu’on souffre d’addiction et ici peu importe la forme, il semble probable que l’on nourrisse le plus grand mépris pour tout ou partie de soi. Certains trouveront ça évident, mais je vous invite à vraiment considérer la chose en profondeur et pas seulement au niveau intellectuel. Notre intellect conceptualise mais il ne ressent pas. Il est important de commencer à entrer en résonnance avec ce ressenti niché au cœur de votre être, parce que si vous estimez être “le problème”, vous êtes en réalité surtout la solution! L’estimation de l’intensité d’une souffrance éprouvée, via une échelle, permet d’établir un repère qui peut être le point de départ de votre voyage vers la libération des addictions.

Ecrivez!

« L’écriture a ceci de mystérieux qu’elle parle. » Paul Claudel

L’écriture est un formidable outil d’introspection. Il ne s’agit pas du tout de soigner son style pour faire de la prose. C’est une écriture instinctive, servant de support à l’expression de tout ce qui vous passe par l’esprit au sujet de cette addiction. Vous pouvez soit lui parler directement, soit digresser sur ce que cet état vous inspire, mais surtout, laissez venir ce qui vient. Votre écriture peut vous révéler bien des choses et vous apporter des éclairages certains. Dans tous les cas, si vous allez au bout de l’exercice, vous ressentirez un soulagement comme après vous être confié à un ami.

Julie Jablonski

Lâcher la culpabilité:

Avez-vous compris que l’addiction n’est qu’un symptôme? Si le comportement addict signifie que vous vous infligez une double peine, il serait dommageable d’en ajouter une troisième. Le sentiment pernicieux de la culpabilité est le pire ennemi de votre sauvetage. Je sais combien on est tenté de mépriser l’image que nous avons de nous-même en nous jugeant incapable de résister, mais c’est comme vouloir remédier à l’assaisonnement d’un plat trop salé en y déversant l’intégralité du contenu de la salière! A moins de vouloir tenter une expérience masochiste, n’en jetez plus, la coupe est pleine. Tentez une expérience nouvelle en vous traitant comme vous traiteriez le meilleur des enfants. Accordez-vous de l’attention, de la compréhension et un amour inconditionnel, pour sortir de la confusion entre vos comportement et Vous. Vous êtes beaucoup plus que votre personnalité et vos comportements. Sourire

Arrêter de lutter:

S’il y a bien une loi naturelle à retenir, c’est : “Tout ce contre quoi je lutte se renforce.” J’ajouterais tout ce sur quoi je me focalise… Lutter, c’est s’infliger une peine supplémentaire. Il est louable d’être dans le volontarisme, à condition que vous en retiriez un mieux-être et les résultats escomptés. Personnellement, ça n’a jamais fait qu’ériger mes addictions au rang d’obsession et là c’est la triple peine avec un renforcement assuré à la clé. Il est déjà bien assez douloureux et handicapant de souffrir d’addiction. Si vous trouvez que l’addiction occupe déjà trop l’espace et le temps de votre quotidien, c’est peut-être l’occasion d’opérer un changement de stratégie.

changement stratégie paix bonheur

“Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira…” Mathieu

Avez-vous peur des mots et des concepts? Beaucoup de personnes se définissant athée, craignent ou rejettent l’emploi d’un vocabulaire à consonance religieuse, se privant peut-être d’une ouverture d’esprit salvatrice. Personnellement je ne pratique aucune religion mais suis attentive aux messages de toutes les spiritualités. Je ne considère pas m’être crée moi-même, ni être toute puissante et isolée dans cet univers. Si je vis bel et bien sur cette terre très concrète et matérielle, (très belle aussiSourire) avec un corps très concret et matériel, je n’en considère pas moins ne pas être “réduite” uniquement à ce corps et ce mental. Avoir l’humilité de reconnaître que nous ne contrôlons pas tout, que bien des choses échappent à notre compréhension intellectuelle, peut ouvrir un espace sacré. Pourquoi ne pas tenter ici encore quelque chose de “nouveau”, pourquoi surtout ne pas oser demander de l’aide là où on sent pointer le désespoir et la lassitude. Peu importe vos croyances, même croire en rien est une croyance… Accordez-vous simplement autant de bienveillance que possible comme il vous est possible en reconnaissant qu’au fond nous ne connaissons réellement que les “possibles” admis par notre sphère mentale et celle de nos contemporains. Les contemporains de Galilée croyaient impossible bien des choses aussi…

méditation et prière

Du point de vue du corps:

Il n’est peut-être pas anodin que les adultes souffrent beaucoup plus d’addiction que les enfants et que celles-ci ont tendance à s’accumuler et à se renforcer chez la 1ère catégorie. La raison pourrait être la suivante: le fonctionnement d’élimination/assimilation des cellules qui constituent notre corps, à force d’habitudes inadaptées à nos besoins, mènent  à une saturation. Comme une usine dans laquelle les détritus se sont entassés plus vite que les éboueurs sont intervenus, il y a un effet de stagnation générant encore plus de pollution ambiante et une tendance des éboueurs à se mettre en grève pour cause de débordement et de fatigue. Tout ce changement de milieu attire des nouveaux habitants dans l’usine, qui eux, adorent se nourrir de détritus. Avant que le nettoyage permettant la remise en mouvement de la vie de l’usine, soit effectué, les « rats » attirés par les déchets vont réclamer plus de déchets (ils en ont le pouvoir puisqu’ils font maintenant parti de ce nouvel écho-système) tandis que les éboueurs bon an mal an, vont tâcher de reprendre du service au fil de leur rétablissement. Autrement dit, il peut y avoir durant un temps, un effet revers dans l’amélioration d’une hygiène de vie, deux « écho-systèmes » étant en lutte pour leur « survie ». Toutefois, pas d’inquiétude, notre corps reconnaît très vite ses besoins vitaux et ne tarde pas à nous communiquer des messages de mieux-être. Notons au passage que les neurones sont aussi des cellules jouant un rôle majeur dans l’état de nos émotions…

les neurones influencent nos pensées et humeurs

Ajouter des doses supplémentaires de bonheur:

Si vous avez tendance à vous crisper sur votre comportement, le jugeant sévèrement et donc à vous imposer régulièrement l’épreuve de la privation  sans succès; lâchez l’idée de privation. Ajoutez à votre quotidien, tout ce qui vous fait plaisir et vous fait réellement du bien. Recherchez tous ces plaisirs simples qui vous nourrissent avec bienveillance. Non, l’addiction n’est pas encore éradiquée, mais l’addiction est bien l’expression d’un manque, d’un vide que l’on cherche à combler d’une manière assez mortifère. Pourquoi ne pas tenter d’ajouter de la vie pour changer et voire ce qui vient? Il se pourrait que d’instant de joie en instant de quiétude, vous vous retourniez au cours d’une journée étonnée de ne pas vous être adonné à votre passe-temps tyrannique depuis quelques heures… Voilà qui pourrait amorcer une prise de décision beaucoup plus créative et juste qu’un jugement punitif… 

Conclusion:

Dans ma pratique, je ne m’attarde jamais sur les addictions car je les considère comme les symptômes,  l’expression d’une souffrance et de besoins insatisfaits. Croyez-moi lorsque vous aurez déniché et nourri les vrais besoins qui se cachent derrière, vous serez prêt à dire adieu à vos vieilles béquilles. N’attendez jamais rien pour vous autoriser à être heureux. Il y a un sens à tout et il n’est JAMAIS nécessaire de se flageller pour avancer. Si vous souhaitez approfondir votre travail de libération des addictions, je vous invite à suivre de près “mon défi rajeunissement” qui en substance devrait nous apporter des clés supplémentaires.

Invitation: Inscrivez dans les commentaires les questions que vous vous posez et les changements que vous envisagez après la lecture de cette article.

D’ici là, je vous souhaite de respirer et d’inspirer le bonheur.

respirer le bonheur

 Céline, Bonheur21

4 Comments

  1. larabi

    Très bonne idée de blog, qui nous pousse à une remise en question sur notre mode de vie trop loin du …vrai bonheur. Le retour à la simplicité, à une alimentation plus adaptée et à la nourriture spirituelle aussi, tout est lié.
    J’espère que ce blog n’aura de cesse de nous instruire et nous guider sur le chemin de notre bonheur .
    Najah

    • Céline Bonheur21

      Bonjour Najah et bienvenue à toi! Merci pour ce commentaire tout à fait encourageant et stimulant! Je m’engage à faire de mon mieux pour que Bonheur21 accomplisse cette très belle mission!

  2. Bonjour Céline, très joli article qui nous permet de prendre de la hauteur et de changer de point de vu vis à vis d’un problème qui nous gâche la vie.
    Quand on a le nez dans nos soucis, nos addictions, nos petits travers, malheureusement on n’arrive plus à être lucide et à démêler ce qu’il se passe dans notre esprit.
    Il est bon de faire le point de temps en temps, de regarder les choses avec un regard différent et ensuite d’envisager qu’il est possible de changer ! Maintenant action 😉

    • Céline Bonheur21

      Bonjour Marie-Lys! 🙂 Joli prénom au passage… Merci pour ce joli commentaire. Oui, changer de point de vue est parfois suffisant et souvent réconfortant! Les personnes « sujettes aux addictions » ont avant tout besoin de bienveillance! Bien-sûr qu’il est possible de changer, toute notre vie nous changeons. Pour quitter une addiction c’est inévitable, parce que c’est tout une conception de soi qui va changer en bien plus positif! En fait, c’est oser aller vers ce que nous sommes réellement… Très beaux changements à toi, quels qu’ils soient! 🙂

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