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Olivier Roland parle de son livre: Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études

Bonjour! Je suis très heureuse de vous transmettre aujourd’hui (cliquez sur le lien: l’interview d’Olivier Roland  que j’ai réalisé à l’occasion de la prochaine sortie de son livre intitulé: “Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études”; “ Comment devenir libre, vivre à fond et réussir en dehors du système” Je l’ai également retranscrite pour vous, à l’écrit, pour le plaisir de la lecture. N’hésitez pas à l’imprimer! Sourire ou à le télécharger (en audio)

Olivier Roland Entrepreneur

-Bonjour à vous! Ici Céline Carmen de Bonheur 21, le blog du bonheur intelligent. Aujourd’hui, j’ai le privilège d’avoir avec moi un invité. C’est un homme que j’ai souhaité interviewer, parce que pour moi, il fait partie de ces personnes qui marchent justement sur les sentiers de ce que j’appelle le bonheur intelligent, à savoir, un bonheur aligné, complet. Aligné avec ses besoins fondamentaux et non pas de manière égotique, mais pour pouvoir justement davantage, contribuer à la vie qui se déroule dans le monde, à partir de sa créativité (propre)

Cet homme est entrepreneur depuis l’âge de 19 ans, c’est un précoce! Il est également youtubeur à succès, auteur, conférencier international, euh… trilingue il me semble et dans son parcours, il a également réussi à réaliser un rêve qui en ferait fantasmer plus d’un et moi, notamment…C’est un  voyageur invétéré et  il voyage seulement 6 mois par an!! Rien que ça!!

Aujourd’hui, si j’ai souhaité l’interviewer, c’est dans le cadre de la sortie de son premier livre. Je pense qu’à ce stade (de la présentation) vous devriez l’avoir reconnu. Il s’agit d’Olivier Roland.

–Olivier, bonjour

-Olivier Roland- Bonjour,

– Olivier, je te remercie de m’avoir accordé cette interview. Je te suis reconnaissante de m’avoir accordé ton précieux temps, parce que visiblement, tu fais partie de ces personnes qui savent quoi faire de leur temps! Donc aujourd’hui, ton livre sort  le 23 septembre où on pourra le retrouver dans toutes les bonnes librairies et ce livre a un titre un brin provocateur…

-Olivier Roland– Légèrement Clignement d'œil

-… puisqu’il s’appelle : ” Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études” Et la question que je me pose, moi Olivier, c’est… ça m’intéresse de (comprendre) l’énergie, l’inspiration qui donne envie à un être-humain de produire une œuvre littéraire, de produire un livre, parce que ça n’est pas anodin, tout le monde ne fait pas ça. Si j’ai bien compris, ça représente ici 3 ans et 1/2 de travail, du moins de contribution, dirons-nous, parce que je n’aime pas tellement le terme de  “travail”. La question que j’ai donc envie de te poser est: Comment ça vient, comment et pourquoi as-tu écrit ce livre?

-Olivier Roland- C’est une bonne question.. Tu m’as très bien présenté, mais juste un truc, je suis presque trilingue mais je suis encore en train d’apprendre le portugais donc je ne vais pas dire que je suis bilingue dans cette langue mais j’apprends.

Tu es trilingue en devenir alors… Sourire

-Olivier Roland- Ouais, je suis trilingue en devenir mais ça ne fait que 8 mois que j’ai commencé le portugais donc je ne suis pas encore à un niveau qui me permet de dire que je maîtrise vraiment cette langue… Pourquoi j’ai cris  “Tout le monde n’a pas eu la chance de râter ses études” et bien comme tu l’as dit, j’ai créé ma boîte à 19 ans, aujourd’hui j’ai une entreprise qui est entièrement au service de ma vie, qui me permet de voyager 6 mois par an et je suis arrivé à un stade où mon entreprise me permet de vivre très confortablement, d’avoir une qualité de vie exceptionnelle et j’adore ce que je fais.

-Olivier Roland- Je ne sais pas si tu connais la pyramide des besoins de Maslow

Oui tout à fait!! (j’y fais référence dans mon bonus) Clignement d'œil

-Olivier Roland- – Tu vois, tu as les premières strates, d’abord tu dois combler tes besoins physiques, physiologiques, manger, avoir un toît, etc. et au fur et à mesure tu progresses dans la pyramide et moi, j’en étais vraiment arrivé à un stade où j’avais déjà comblé pas mal de niveaux et finalement j’ai vraiment écrit ce livre pour toucher et aider un maximum de personnes!

-Olivier Roland- Le sous-titre du livre c’est “Comment devenir libre, vivre à fond et réussir en dehors du système” et j’ai vraiment écrit ce livre à destination des gens que j’appelle les rebelles intelligents, qui sont juste des gens qui ressentent au fond d’eux un appel à faire quelque chose de différent du classique “Aies le plus gros diplôme possible, et fais du métro, boulot, dodo, pendant 40 ans”, puis éventuellement, quand tes meilleures années seront derrière toi, tu pourras commencer à profiter de la vie.

-Olivier Roland- C’est un livre qui fait plus de 500 pages, qui répertorie plus de 400 expériences scientifiques, j’ai passé 3 an et 1/2 à l’écrire comme tu l’as dit et je ne l’ai vraiment pas écrit ce livre pour l’argent, parce que si j’avais passé tout ce temps, toute cette énergie à créer des produits plutôt que de faire ce livre, j’aurais gagné beaucoup plus d’argent. Donc, je suis arrivé à un stade, où je voulais contribuer tout simplement, apporter beaucoup plus de valeur au monde et puis il y a aussi, me réaliser tout simplement, réaliser ma mission.

-Olivier Roland- J’ai toujours essayé d’aider les gens autour de moi à réaliser leur plein potentiel, quoique ça veuille dire pour chaque personne mais je crois vraiment que chaque personne a le pouvoir de devenir la meilleure version d’elle-même et surtout de se réaliser à travers quelque chose qu’elle aime profondément. Malheureusement, on voit que ça n’est pas le cas, j’ai d’ailleurs des chiffres dans le livre, puisque en France, il y a quand même 24% des employés qui haïssent leur travail, c’est énorme! C’est un des plus grands échecs de la société moderne.

-Olivier Roland- Je pense qu’il y a beaucoup de braises dans nos sociétés, qui pourraient prendre et  faire des magnifiques feux avec beaucoup de chaleur et de lumière, mais le problème c’est que ces braises on les a mouillées toute leur vie et qu’elles n’ont jamais pris. J’aimerais juste que ce livre soit une petite brise qui permette à ces braises de prendre, tout simplement, en leur montrant, puisque c’est mon but, qu’on peut réussir en dehors du système; système scolaire ou système d’entreprise. Réussir autrement, avec davantage d’autonomie.

-Olivier Roland- Il y a 3 grandes parties dans ce livre. La première, c’est une critique du système éducatif: pourquoi il est obsolète, pourquoi il est vain d’attendre qu’il se réforme. La deuxième partie, c’est comment hacker son éducation en boostant son intelligence, en apprenant à apprendre et en développant sa volonté. La troisième partie, c’est comment créer une entreprise qui est au service de sa vie plutôt que sa vie soit au service de son entreprise.

-En parlant du système éducatif, puisque ça représente une partie importante de ton livre, c’est également ma conviction, que ce système ne fabrique pas que des têtes bien faites, ni nécessairement des génies, mais qu’est ce qui te fait penser toi, qu’il est obsolète?

-Olivier Roland- Il y a beaucoup de choses… Alors le titre est provocateur, comme tu l’as dit, c’est ce qui fait un bon titre. Je ne suis pas non plus en train de dire qu’il faut brûler les écoles et que tout le monde doit quitter les études. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Mon propos est surtout de dire qu’il faut arrêter de voir le système éducatif comme une vache sacrée intouchable qu’on en peut pas critiquer. C’est très important au contraire de bien prendre conscience des limites du système éducatif, pour pouvoir les contourner par soi-même, parce que ce système a une inertie tellement grande que le temps qu’une réforme soit faite, il est trop tard pour nous.

-Olivier Roland- Beaucoup de choses font qu’il est de moins en moins adapté à la société moderne. Déjà, quelque chose de très frappant, c’est qu’on peut passer 20 ans ou plus sur les bancs de l’école et on nous apprend jamais à apprendre. Comment t’explique ça? C’est quand même incroyable, aberrant, c’est fou! Aujourd’hui tu as des recherches en neurosciences, qui démontrent que tu as des tas de méthodes souvent simples à appliquer, qui sont très efficaces pour apprendre et qui ne sont toujours pas appliquées à l’école. Un exemple, c’est la répétition espacée, qui, en gros,  aujourd’hui est une méthode qu’on peut utiliser automatiquement avec des logiciels de manière assez simple, qui consiste à nous montrer les choses qu’on est en train d’apprendre pile au moment où on commence à les oublier, parce qu’il y a ce qu’on appelle la course de l’oubli. C’est à dire, que naturellement, on le sait, quand on commence à apprendre quelque chose, on commence de suite après l’avoir appris à l’oublier, à moins qu’on le répète régulièrement. La recherche montre qu’en moyenne, on oublie 60% de ce qu’on a appris, au bout de 9h et qu’après ça descend encore et encore… On sait très bien qu’un savoir qui n’est pas utilisé, finit par s’oublier. On peut même apprendre une langue et l’oublier complètement au bout d’un moment, si on arrête de la parler.

Olivier Roaland au Brésil

La répétition espacée: en 1986, cinquante scientifiques américains, ont écrit un article en disant: “pourquoi l’école n’implémenta pas la répétition espacée dans son programme, alors que c’est la méthode d’apprentissage, la plus scientifiquement validée des 10 dernières décennies?” Ils disaient ça en 1986 et 30 ans plus tard on est toujours au même point, ce qui montre si tu veux, cette inertie qu’il y a. Il y a très peu de communication finalement entre les neurosciences et toutes les découvertes modernes sur l’apprentissage et les systèmes éducatifs, pour des raisons mystérieuses… On pourrait en parler hein… J’ai enquêté un peu là-dessus… Bon voilà, ça c’est un 1er point.

2ème point. Je reste sur des choses factuelles et après on partira sur des choses un peu plus, dans les objectifs sous-jacents du système éducatif. Deuxième chose factuelle, tout le monde s’accorde à dire aujourd’hui, que c’est très important d’apprendre une langue étrangère et notamment l’anglais. Et quand tu regardes concrètement quel est le taux de personne qui sort du système éducatif en sachant parler une langue étrangère… C’est des chiffres qui sont mauvais, il n’y a pas d’autres mots… La commission européenne a fait une enquête dans tous les pays européens et la France est un des pays les plus mal classés, parce qu’il y a seulement 19% des français qui s’estiment suffisamment en confiance pour avoir un dialogue dans une langue étrangère. C’est très très faible… A titre de comparaison aux Pays Bas, c’est 77%. Là, on a une compétence sur laquelle tout le monde s’accorde à dire qu’elle est de plus en plus importante et sur laquelle l’école échoue à avoir un bon score, donc on peut se demander pourquoi…? Et pourquoi elle est aussi mauvaise sur une compétence aussi essentielle.

Au-delà de ces choses-là, il y a quelque chose d’important, c’est que finalement, on est dans une société qui évolue de plus en plus vite et qui voit des chamboulements arriver à une vitesse extrêmement rapide. On est dans une société, où aujourd’hui, c’est impossible de prédire avec certitude si le métier que tu envisages, ou le métier que tu fais maintenant existera toujours dans 20 ans. Même s’il existe, sans doute qu’il aura été chamboulé profondément par l’éruption de nouvelles technologies. On a tous vu ce qui s’est passé avec Uber et les taxis et ça peut arriver dans n’importe quel secteur à n’importe quel moment. Tu te réveilles un jour et tu te rends compte que ton métier n’existe plus, parce que t’as pas vu les choses venir et le problème, c’est que du coup, on arrive dans une époque où, ce qui va compter, ce qui compte déjà, finalement; plus que le savoir cristallisé, c’est à dire des connaissances définies dans un domaine… Surtout dans un monde où toute connaissance est accessible de ton téléphone en quelques minutes. Il suffit de faire des recherches et tu as accès à toutes les informations du monde. Ce qui est important maintenant, c’est plus ce savoir cristallisé dans ta tête, c’est l’autonomie, c’est à dire être capable de se débrouiller seul, y compris dans l’apprentissage, c’est à dire, savoir apprendre par soi-même efficacement, tout au long de sa vie, parce que, encore une fois, voilà aussi une compétence que l’école ne sait pas apprendre. Il y a tellement de personnes qui ont leur diplôme et qui pensent, une fois qu’ils l’ont obtenu… Ils le pensent plus ou moins consciemment, mais ils  pensent qu’ils n’auront plus jamais besoin d’apprendre de leur vie, alors que, c’est une grave erreur, au contraire. La société évolue tellement vite que, si tu arrêtes d’apprendre, t’es mort au bout d’un moment!

Et au-delà de ça, prenons 2  personnes différentes, une qui lit 2 livres pratiques par mois et l’autre qui regarde la télé, et bien au bout de 10 ans, la 1ère personne aura lu 240 livres et l’autre 0! Tu t’imagines la différence que ça fait, non seulement dans la culture, l’horizon intellectuel  mais aussi les techniques apprises, les compétences développées, les possibilités…ça fait un monde…de différences, et il y a trop de gens qui sortent de l’école sans avoir ce réflex de faire la formation continue tout au long de leur vie.

On arrive dans un monde où l’école devrait plutôt apprendre quoi donc? Autonomie, responsabilité, créativité, démarche entrepreneuriale. C’est ça qu’il faut et quand tu regardes et que tu te poses la question: “est-ce que l’école est bonne pour enseigner ça?” C’est tout le contraire! Les gens qui spontanément sont créatifs, entrepreneuriaux et qui montrent de l’autonomie et de la responsabilité, sont étouffés dans ce système qui n’est pas conçu pour eux; parce quand tu t’intéresse un peu à la philosophie sous-jacente du système éducatif, tu te rends compte que ça remonte à l’invention du système éducatif moderne, qui date de la fin du 19ème siècle et clairement, à l’époque, le but c’était d’avoir des bons ouvriers, des bons employés. Les gens étaient juste éduqués le minimum pour qu’ils soient productifs mais pas trop (éduqués) non plus parce qu’on ne voulait pas non plus, tu vois, d’éléments troubles-fête, d’éléments révolutionnaires etc.

– C’est “l’évangélisation” par l’école…

-Olivier Roland-  – Voilà,  et tu remarqueras d’ailleurs que quand tu regardes une école classique, ça ressemble beaucoup à une usine, tu vois. Tu as les élèves qui sont en rang d’oignions, qui écoutent l’autorité suprême qui est le maître. Il n’y a pas si longtemps en France, il y a avait encore des uniformes et ça existe encore dans certains pays, y compris au Québec. Le modèle a évolué bien-sûr, mais tu sens encore ses racines et cette philosophie sous-jacente, qui d’ailleurs est sans doute beaucoup moins consciente qu’avant, qui est plutôt aujourd’hui dans l’inconscient collectif et dans le poids des traditions et dans cette inertie du système.

-Ce qui est pire…

Olivier Roland- Bah oui, parce que du coup, ça influence les gens sans qu’ils sans rendent compte en fait. Dans le livre, je parle d’un système très intéressant, assez vieux, puisque ça a été implanté en France au début du 19ème siècle, qui s’appelait “l’école communale” et elle avait un système assez différent. c’est à dire que oui, tu avais un maître dans la classe, mais l’enseignement était différent. On repérait les meilleurs élèves dans différentes matières et ces élèves allaient ensuite enseigner cette matière aux autres élèves et faire en sorte que tout le onde suive. C’était un système conçu pour donner un maximum d’autonomie et de responsabilité à chaque élève. Essayer vraiment de trouver la force de chaque personne et de lui donner des responsabilités. C’est très intéressant, parce qu’on a rapidement coupé les vivres à ce système parce qu’on estimait que ça créait trop, justement, d’autonomie et de défiance par rapport à l’autorité. Je te lis ce que disait l’église en 1815 par rapport à ça:

Olivier Roland Entrepreneur

-Olivier Roland- “Habituer les enfants au commandement, leur déléguer l’autorité magistrale, les rendre juges de leurs camarades, n’est-ce pas prendre le contre-pied de l’ancienne éducation, n’est-ce pas là transformer chaque établissement scolaire en république?” C’était déjà en 1815 et tu avais déjà cette réaction de dire, “Attendez, o.k, on veut bien les éduquer mais faut pas y aller trop, quand même… Mon dieu, mais imaginez mon bon monsieur ce qui va se passer dans la société si on enseigne aux gens à être autonomes, mais vous vous rendez-compte?” Il faut au contraire qu’ils plient l’échine et qu’ils sachent obéir à l’autorité. Du coup, ils ont coupé les vivres et en quelques années, quasiment toutes ces écoles ont disparues, puisqu’ils n’avaient plus de subvention en fait. C’est pour l’anecdote, c’est trop peu connu finalement comme épisode de notre histoire éducative, mais il y a déjà eu des initiatives dans ce sens à l’époque.

-Olivier Roland- Donc, on peut dire finalement que l’école est très bien pour les gens qui ont besoin d’un système sécurisant…Parce que c’est vrai que du coup, ça donne une certaine discipline automatique, une certaine socialisation automatique et ce genre de choses et il y a des bonnes choses à apprendre à l’école quand même.

-Olivier Roland- Mon livre ne s’adresse pas à tout le monde, mon livre s’adresse aux rebelles intelligents. Les gens qui se sentent justement, pas vraiment en phase avec le système et qui justement ressentent un appel à autre chose et c’est typiquement, je pense, les gens qui ont le plus à apporter au 21ème siècle et qu’on va solliciter de plus en plus pour créer de la valeur parce que de toutes façons on va aussi dans un monde où de plus en plus de tâches physiques et répétitives vont être confiées à des logiciels ou des robots. D’ici 20 ans, on aura tous sans doute un robot ménager chez nous, qui fera le ménage, les colis et les lettres s’il y a encore des lettres papier, nous seront livrés par drones. Il y aura des tas de métiers qui existent aujourd’hui, qui vont disparaître. Il y a aussi beaucoup de choses qui vont être externalisées ailleurs et des intelligences artificielles qui vont arriver, qui vont prendre énormément de jobs. Du coup, qu’est-ce qui va rester? La créativité, l’invention de choses nouvelles, l’art… Créer de la valeur à partir de choses nouvelles et au-delà de ça, quand tu regardes justement ce qui s’est passé avec les taxis et Uber, ben tu te rends comptes que…Tu voyais les taxis défiler dans rues et brûler des pneus pour demander au gouvernement de faire réapparaître un monde qui n’existe déjà plus, parce o;k ils ont eu quelques victoires tactiques ici et là mais grosso modo, c’était la même chose que de regarder des castors qui font un barrage de brindilles pour arrêter un tsunami! C’est inévitable ce que Uber est en train de faire et si c’était pas Uber, ce serait quelqu’un d’autre. Ils ne se rendent pas compte que dans 5 à 10 ans, les voitures automatiques vont arriver, que de toutes façons, le métier de taxi est condamné à disparaître à brève échéance.

-Olivier Roland- Donc, je pense, que, tu vois, ce mode de raisonnement qui consiste à te plaindre auprès du gouvernement quand il y a un chamboulement comme ça qui arrive, plutôt que d’avoir la souplesse d’esprit d’accepter l’inévitabilité de la chose et commencer à chercher des solutions, ça vient aussi d’un problème d’enseignement où on a fait croire à des gens, et c’était peut-être légitime au début des années 80 mais plus maintenant, que leur métier allait continuer toute leur vie. Aujourd’hui, l’école ne peut plus prétendre enseigner à quelqu’un un métier qu’il pourra exercer toute sa vie, d’ailleurs, c’est aussi ça le problème, c’est que de plus en plus de jeunes et de moins jeunes, se rendent compte de ce problème de l’école; qu’ils apprennent des choses  qui sont déjà obsolètes ou qui vont l’être bientôt et c’est pas ça qui va leur servir dans la vie vraiment. Il y a beaucoup d’éléments, je pourrais en parler encore longtemps, qui montrent cette inadéquation de plus en plus profonde entre l’école et… Et le problème aussi, c’est que le système scolaire a cette inertie gigantesque, dont on a parlé et tu vois, qu’on peut prouver assez facilement. et à côté de ça, tu as la société qui avance de plus en plus vite, donc le gap est en train de se creuser à une vitesse ahurissante, au point où on se dit peut-être que l’école va se faire “distructer” (détruire) par des start-up exactement comme d’autres secteurs se sont fait chambouler. Aujourd’hui, t’as de plus en plus de start-up qui s’attaquent à l’éducation, qui se rendent compte du problème, qui proposent des applications qui offrent une valeur ajoutée immense par rapport à ce qui est proposé à l’école.

-Olivier Roland- Voilà, l’école a encore son rôle à jouer clairement, déjà  il faut apprendre à lire, à écrire, compter, sinon tu ne peux pas te servir d’ordinateur vraiment sans ça, bien-sûr, mais son rôle est amenée à évoluer et tel que je le vois, l’inertie est tellement grande, qu’à un moment elle va se faire “distructer”, elle aura… Les changements vont arriver de l’extérieur et vont forcer la mutation. C’est sans doute les changements même des comportements des étudiants et des élèves qui vont amorcer des changements et ces changements de comportement viendront sans doute de facteurs externes, comme de start-up qui amènent des applications avec une valeur ajoutée encore plus grande que celles qui existent aujourd’hui

Justement, c’est pour ces raisons que tu pensent que c’est obsolète (et vain de réformer)?  parce que tu as des gens qui sont pro-actifs dans la réforme, qui militent, qui croient aux possibilités de changement, en fait..

-Olivier Roland- Ecoute, j’ai vu ça et c’est très bien. De toutes façons il y a toujours des gens qui essaient de réformer le système de l’intérieur et on a vu ce que ça donne… Pour l’instant ça ne donne pas grand chose, c’est toujours le problème. Claude Allègre disait que l’Education Nationale c’est un gros mammouth, il faut reconnaitre que ce n’était pas des mots très diplomatiques, mais il n’avait pas complètement tort, tu as certainement du entendre parler de Céline Alvarez par exemple qui a fait une expérience de 3 ans dans une école maternelle, au bout d’un moment l’éducation nationale a dit vous êtes bien gentille madame, on va s’arrêter, ça va 5 mn… bon, ils ont quand même été ouvert à faire l’expérience, mais concrètement ça s’est traduit par quoi? rien du tout… mais c’est vrai qu’on entend de plus en plus de discussions par rapport à ça mais le problème c’est que quand tout le monde discute, le reste du monde avance aussi vite qu’il peut, c’est ça le problème, tout le monde est en train de parler d’un truc et c’est vrai je comprends, il y a des enjeux forts, l’éducation c’est quelque chose de fort et le propos de mon livre c’est de dire qu’il faut prendre conscience des limites du système éducatif qui sont réels et qu’il est vain d’attendre qu’il se réforme, il sera trop tard de toute façon, ils auront toujours un train de retard, parce que si dans 10 ans il se réforme, notre société aura évolué encore plus et il faudra encore qu’il se se réforme et c’est un combat perdu d’avance pour moi. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut jeter l’école, je dis juste que déjà un,  on peut réussir sans passer par le système éducatif classique, c’est pas pour tout le monde que c’est possible mais c’est possible et deux, même si tu restes dans le système éducatif classique, c’est très important conscience de ces problèmes et de… il n y pas d’autre choix, justement que de contourner ces limites par toi-même. Ce qui est génial, c’est que comme de toutes façons on va dans un monde où l’autonomie et la responsabilisation sont et seront de plus en plus importante et où tu as de plus en plus de moyens de faire ça, et bien c’est excellent entrainement aussi pour toi, pour le 21ème siècle. Donc en gros tu as conscience de ces limites là et …. Par exemple, la répétition espacée est pas implantée à l’école, o.k mais c’est  pas grave, tu vas l’utiliser toi-même, t’as des logiciels qui existent pour ça et ça va te donner un avantage sur tous ceux qui ne connaissent pas ça en plus…

Olivier Roland Entrepreneur

– Je te remercie Olivier, pour toutes ces précisons. Une autre question qui me vient à l’esprit, c’est justement par rapport à ce que véhicule le système éducatif, mais pas seulement en terme d’apprentissage, mais en terme de valorisation de la personne. Ce qu’il y a derrière la méthode d’apprentissage… De mon point de vue, on est dans un système éducatif qui sanctionne l’échec, qui met l’accent sur l’échec et qui ne valorise pas la réussite. Et qu’on réussisse ou pas, sur le plan scolaire, ce que je trouve complexe pour tout  un chacun, quand on est quand même conditionné par ce mammouth, comme “tu” le disais tout à l’heure… Comment est-ce qu’on trouve l’inspiration, pour des gens qui n’auraient pas ça, ni dans le milieu éducatif scolaire, ni dans leur milieu éducatif personnel? Comment est-ce que toi, par exemple, tu as trouvé cette inspiration, cette force, à être le rebelle intelligent que tu as été et que tu as construit?

-Olivier Roland- Ecoute, je vais te raconter quelque chose, justement qui va bien illustrer ça. J’ai déménagé ici à Londres, il y a un peu plus d’un an et quand j’ai fait ça, je me suis débarrassé de 95% de mes possessions, ce qui m’a obligé à faire “un peu” de tri dans mes possessions et je suis retombé sur un vieux carnet de correspondance de ma dernière année d’école, celle où à la fin, j’ai quitté pour créer ma boîte. Dans ce carnet de correspondance, il y a avait des coupons de retard et des coupons pour absence maladie. Il n’y avait plus aucun coupon retard, ils étaient tous “partis” et j’avais utilisé plus de la moitié des coupons d’absence maladie. Quand j’ai vu ça, je me suis dit, Ah mais oui, c’est vrai…à l’époque j’étais tellement démotivé, que je prenais le moindre prétexte pour ne pas aller à l’école. J’avais un rhume, j’allais pas à l’école pendant 2 jours… Et je vais te raconter une anecdote assez drôle, c’est qu’à un moment donné le directeur m’a convoqué, dans son bureau..tu vois.. et il m’a dit : “Olivier faut qu’on parle..” J’ai dit “Oui..ah bon…” Il m’a fait, “Oui, écoute… T’es tellement démotivé en classe, que tu démotives les profs… Rire Il m’a dit: “Les profs ne veulent plus aller en cours quand t’es là..” Tu te rends compte, c’est incroyable!! J’étais arrivé à un niveau exceptionnel, exceptionnel! J’étais tellement démotivé que c’était contagieux! Et c’est vrai que j’étais affalé sur le bureau, je dormais, je… Tu peux pas savoir, je me faisais chier comme un rat mort.

-Olivier Roland Et ce qui est incroyable, c’est quelques mois plus tard, j’étais dans mon projet de création d’entreprise, j’avais le feu sacré! j’étais ULTRA motivé! J’étais inarrêtable. J’avais une montagne en face de mois, je faisais un trou dedans. Rien ne m’arrêtait! Et pourtant, tu vois, c’est incroyable! Entre le Olivier affalé sur sa table, qui était tellement démotivé qu’il démotive les profs et le Olivier inarrêtable, qui ne se laisse pas abattre, par rien! C’est la même personne! Il y a que quelques mois d’intervalle… Alors qu’est ce qui fait la différence? C’est simplement que dans le 2ème cas, j’avais trouvé un projet qui me motivait profondément, pour lequel j’étais prêt à tout pour réussir et y compris de me donner les moyens de donner tout ce que j’ai, d’apprendre tout ce que j’avais à apprendre, parce que ça me remplissait, ça me comblait et c’est ça qui me motivait. Donc, finalement, c’set le message que j’ai envie de donner aussi. Quelque soit le niveau d’apathie, ou même de désespoir, dans lequel vous êtes aujourd’hui, que ce soit à l’école, dans votre job, rien n’est perdu!

-Olivier Roland Il faut juste trouver quelque chose qui vous passionne vraiment et qui va vous donner le feu sacré! Vous pouvez vous transformer du jour au lendemain. Si vous m’aviez vu à l’époque, dans cette classe, affalé sur ma table, où, vous n’auriez pas parié 1 centime sur mon futur et pourtant tout ce potentiel que j’ai développé, je l’avais déjà. Il fallait juste trouver quelque chose qui allume le feu en fait, qui justement permette à cette braise de prendre. Il faut que ça soit une démarche personnelle finalement, parce que, on peut être aidé par d’autres, mais il faut que ça vienne de nous-même. Il y a cette voix, qui vous dit qu’autre chose est possible et qui est à l’affut d’opportunités, pour accomplir votre destinée… Bon, c’est peut-être un peu grandiloquent mais…ouais… Votre vie en tous cas et ils faut savoir les saisir et explorer aussi, parce que parfois, on me dit “Oui, mais Olivier, moi, j’ai pas de passion… comment je fais?..” Quand quelqu’un n’a pas de passion, c’est qu’il a pas suffisamment exploré. Faut explorer des activités, faire plus de choses et trouver quelque chose qui vous plaît vraiment.

– est-ce qu’il faut un autre ingrédient, qu’on ne retrouve pas non plus à l’école, quand on adhère pas à ce système et qu’on ne s’y sent pas à l’aise, tel que l’estime de soi?

-Olivier Roland- Alors, je ne suis pas psychologue, j’aborde pas l’estime de soi dans mon livre, c’est un autre sujet que je ne maîtrise pas suffisamment pour … Enfin, je peux quand même parler de mon expérience, dans le sens où, quand j’étais justement dans cette dernière année d’école hein. Moi j’aime bien dire, j’ai un bac moins 2… C’était en 1ère littéraire, j’étais très timide, très introverti et on peut pas dire que j’avais beaucoup d’estime de moi, que j’étais très à l’aise. Et c’est vrai que cette aventure de créer une … Pourquoi ce projet aussi m’a amené tant?  C’est pas juste que c’était un projet qui me passionnait. C’était un projet qui me passionnait et qui me faisait sortir de ma zone de confort, qui me challengeait, qui demandait le meilleur de moi-même. Et ça, ça m’a fait grandir à un point, c’est impressionnant. C’est ça qui m’a fait passer de l’adolescence à l’âge adulte si tu veux. C’était une aventure extraordinaire et c’est vrai que du coup ça m’a donné énormément de confiance en moi. Et j’ai aussi travaillé sur moi pour ça, parce que j’étais vraiment timide à l’époque. J’étais quasiment incapable de parler à une femme, ce qui a aussi posé problème parce que j’étais dans une 1ère Littéraire et y avait 28 filles sur 32 élèves…  Et puis depuis, je me suis “soigné”, donc … mais voilà, ça fait parti du processus…

– Je voudrais revenir à ton livre, je te remercie de tout ce que tu as expliqué, car si je comprends bien, quand tu parles de “hacker l’éducation”, “hacker son cerveau”, c’est bien comprendre les failles d’un système pour, non pas lutter contre mais au contraire s’en “nourrir” et aller chercher l’inspiration…

-Olivier Roland- Non, ça prend trop de temps et d’énergie de lutter contre un mammouth comme ça. Tu préfères l’éviter et puis, voilà… Moi, d’ailleurs, j’ai choisi de quitter l’école à 18 ans et ça a été la meilleure décision de ma vie. Attention, je ne dis pas qu’il faut le faire, que c’est pour tout le monde. C’est pour une petite minorité de personnes de faire ça, donc c’est pas ce que j’encourage. Je dis juste que c’est une possibilité, que on ne dit jamais et que c’est une possibilité qui peut fonctionner et qu’on peut apprendre beaucoup de choses par soi-même. Moi, je suis un autodidacte. Pourquoi j’ai créé ma 1ère entreprise à 19 ans? Parce que j’avais développé des compétences informatiques, par moi-même et je montre aussi comment apprendre par soi-même. Mais après, on peut vraiment hacker son cerveau, c’est pas juste en prenant conscience des limitations du système, mais c’est en apprenant toutes ces découvertes des neurosciences qui sont pas enseignées à l’école.

-Olivier Roland- Je t’a  parlé de la répétition espacée, je t’ai pas expliqué ce que c’était la répétition espacée. Tu vois, en ce moment je suis en train d’apprendre le portugais et j’ai une application pour apprendre du vocabulaire portugais, qui s’appelle Mosa Lingua, donc comment ça fonctionne? J’ouvre l’application et j’ai une carte qui me montre, qui me donne un mot en français, un mot ou une phrase…“un tiers” tu vois et je dois me rappeler de l’équivalent en portugais . Donc je pense que c’est “um terço” donc on va retourner la carte (on entend) “um terço” donc là, tu vois, j’ai 4 boutons en bas de la carte: parfait/bien/difficile/à revoir. C’est à quel niveau je me rappelle de ça? Donc comme j’ai dit “um terço” j’ai raison, je clique sur “parfait” et tu vois là, j’ai “venir”, c’est “ver” (on entends) “vir” , tu vois je me suis trompé, donc je mets “difficile”. Donc grâce à ça, l’application va calculer quand est-ce qu’elle doit me remonter la carte et si j’ai mis “parfait”, en gros elle va me le rappeler dans 1 mois, si j’ai mis “bien” elle va me le rappeler dans une semaine, si j’ai mis “difficile”, elle va me le rappeler demain, si j’ai mis “revoir”, elle va me le rappeler aujourd’hui. Du coup, très vite ce qui se passe, c’est qu’il y a une sorte de sélection naturelle. Toutes les choses que tu apprends vite, tu ne les vois plus avant longtemps et toutes les choses que tu a du mal à apprendre, tu les revois encore, encore, et encore, jusqu’au moment où tu les as apprises. Après l’application te teste régulièrement pour voir si ‘est vraiment stocké dans ta mémoire à long terme et elle essaie de calculer le moment exact où l’information est en train de s’effacer de ton cerveau, c’est à dire le moment où il faut répéter justement.  Et c’est infiniment plus efficace que la version analogique qu’on utilisait à l’école, sans véritable méthodologie, de réviser de temps en temps, y compris ce qu’on connaît déjà, etc. Ou de bachoter, alors on sait que le bachotage, c’est très bien pour passer l’examen mais 2 jours plus tard, on ne se rappelle plus de rien. Là, c’est vraiment une méthode qui a été prouvée scientifiquement et depuis des décennies, comme étant la plus efficace pour stocker dans ta mémoire à long terme.

système neuronal

-Olivier Roland- Il y a plein d’autres choses comme ça. Pendant longtemps, par exemple, on a cru que l’intelligence, générale, était quelque chose de figée. T’avais l’intelligence cristallisée qui elle, pouvait se développer, c’est à dire les connaissances, les compétences techniques dans un domaine, mais l’intelligence générale, donc ton potentiel d’intelligence, était figé. On pensait que c’était inné et que le reste c’était de l’acquis. Or, en 2008, il y a tout un ensemble de découvertes qui ont été faites, indiquent qu’on peut booster son intelligence. Il y a une méta-analyse en 2014 qui était sortie, indiquant qu’on peut gagner 6, 2 point de Q.i en 10 semaines d’entraînement, (en faisant l’entraînement tous les jours) ce qui est énorme, parce que y a 68% de la population qui est dans une plage de 30 points de Q.I et tout ça en utilisant un logiciel, qui a une méthodologie, qui s’appelle le “dual and back” que tout le monde peut télécharger sur son ordinateur, c’est gratuit. En sachant que “dual and back” , c’est pas très marrant à faire, c’est assez casse-pieds. C’est un entraînement qui est vraiment vraiment intense et qui booste mais qui booste énormément ta mémoire de travail. Moi, je l’ai fait, tu sans presque tes neurones pousser, tellement c’est intense.

-Ce que tu disais, aussi, sur cette histoire de 80% (application mosa lingua)…me faisait penser à ce que j’entendais…un formateur en méthode de “teach tag” qui part du principe que biologiquement l’être-humain est fait pour apprendre, il y a aucun souci à se poser avec ça,ce qui rejoint le documentaire réalisé par Clara Bellar sur l’éducation libre, qui met en lumière des familles qui ont fait le choix de “ne pas éduquer” leurs enfants, en faisant confiance à leur élan naturel pour l’apprentissage… C’est ce qui est arrivé à toi, quand tu dis qu’au sortir de l’école, tu as été un dévoreur en apprentissage informatique et que finalement tout ton apprentissage, s’est fait (à ce moment là) par choix, par envie, par le plaisir. Le “teach tag” c’est impulser des “claquements” sonores, à partir d’une réponse juste, en mettant l’apprenant dans une condition de 80% de réussite. C’est à dire que s’il est dans l’échec au-delà de 20%, alors, le plaisir va partir et il” n’arrivera plus” à apprendre. C’était pour revenir sur cette valorisation de l’apprentissage, qui n’est pas toujours stimulée… Ton livre est décrit comme une méthode pour réussir. Peux-tu nous expliquer en quoi ça consiste ce côté livre pratico-pratique s’il te plaît?

-Olivier Roland- Oui, déjà, c’est un livre qui est basé sur mon expérience, sur l’expérience des entrepreneurs que j’ai rencontré au fil des années et aussi sur beaucoup de la science, puisqu’il y a plus de 400 références scientifiques. Je voulais pas juste tirer des choses de mon chapeau, je voulais vraiment que ce soit basé sur des choses vérifiées comme étant efficaces. Donc, oui, c’est plein de méthodes et de techniques, tu vois, je t’en ai déjà partagées quelques unes, simples, pour améliorer ta vie dans tous les domaines et donc, un autre exemple.

-Olivier Roland- Je peux te donner 2 hacks très simples, pour booster ta volonté avec un miroir et des friandises. Sourire ça t’intéresse? (Ah complètement! Sourire) Parce que tu vois, on en parle pas assez. Encore un truc que l’école occulte complètement, la volonté, la discipline, c’est super important! Qu’est-ce que c’est avoir de la force de volonté? C’est être capable de résister à une tentation qui t’éloigne d’un objectif et de choisir de faire plutôt une action qui t’avance vers ton objectif. Donc, typiquement, tu dois perdre du poids, bah tu sais que tu dois faire du sport et manger plutôt des salades que des pizzas. Du coup, il va falloir que tu dises, par exemple, je vais 2 fois/semaine à la gym et 2 fois/semaine, tu vois devoir te motiver pour y aller, plutôt que de regarder la télé et en complément, au restaurant, tu vas choisir entre la pizza et la salade. Et bien, imagine, si tu arrives à faire à 20% de fois en plus, le bon choix, ça peut complètement transformer ta vie. 10 à 20% en plus, ça peut faire la différence entre toi qui est en surpoids et toi qui a juste le poids idéal, ça peut être la différence entre un livre écrit ou pas… Parce qu’on sait bien, tu gagnes 5 minutes/jour, ça fait plus de 30 heures/ an! C’est presque une semaine de travail complète. Tu gagnes, ne serait-ce que 20 minutes/jour, tu peux écrire un bouquin avec ça .

-Olivier Roland- Donc, comment booster sa volonté? Aujourd’hui, t’as toute une science qui s’est développée par rapport à ça et ça c’est très intéressant. Le hack le plus simple: tu achètes une friandise que tu adores. Quelle est la friandise que tu préfères toi? Un truc qui se conserve par contre?  (l’halva, friandise turque, à base de purée de graines de sésames et de miel) Chacun achète la friandise qu’il préfère, qui se conserve un moment quand même hein. Le but, c’est que tu mettes cette friandise bien en évidence, dans un lieu bien en évidence au travail ou à la maison et tu Résistes! Tu ne manges pas cette friandise pendant au moins 15 jours et le but c’est quoi? C’est d’entrainer  ta volonté, parce que une des plus grandes découvertes des années 2000, c’est que la volonté, c’est comme un muscle et qu’on peut l’entraîner. Et le fait de mettre cette friandise juste à côté de toi et d’y résister, c’est comme le fait d’entraîner tous tes muscles à la gym, tu vois, c’est la même chose et moi, ça fait des mois que je fais ça et je trouve ça extraordinaire les résultats  que ça donne.

-Olivier Roland- Moi, ce que j’ai fait donc, j’ai fait d’abord 15 jours et après je me suis autorisé à manger la friandise. Ensuite, j’ai fait 30 jours et je l’ai donnée à quelqu’un. Après j’ai fait 90 jours et en fait, ça s’est transformé en 120 jours et au bout de 120 jours, je me suis rendue compte que la friandise était périmée donc je l’ai jetée et là, j’en ai racheté carrément plein, parce que moi ma friandise, c’est du chocolat blanc aux noisettes; je craque avec ça, ça me… Et là j’ai carrément acheté une plaque de chocolat blanc aux noisettes, un “kinder bueno” et un lion. “Kinder bueno”, c’est mon pécher mignon, j’en ai mangé tellement à l’adolescence, je peux pas te dire combien, c’est indécent. Et, le but, là je vais tenir 180 jour sans y toucher, mais tu vois là, je suis en train de les regarder, je les vois et c’est Incroyable à quel point ça booste ta volonté, à quel point,tu deviens plus résistant justement aux tentations. Voilà un truc tout simple! Et chacun peut le faire, c’est pas un truc compliqué. (j’adore le principe simple et efficace) Oui, je t’encourage à le faire juste après cette interview et j’encourage tous ceux qui sont encore en train d’écouter, qui donc sont très motivés Sourire par le fait de faire ça, c’est vraiment exceptionnel!

-Olivier Roland- Et donc, 2ème hack: un miroir. Là je te parle, je suis sur mon bureau et il y a un miroir en face et je me vois dedans. Pourquoi je fais ça? Parce que en fait, t’as des études qui montrent notamment, une fameuse étude de la fin des années 70. En gros, ils ont des enfants, enfin, un enfant, à chaque fois dans une pièce avec un “chamallow”, un bonbon et le chercheur disait à l’enfant: “ Voilà, moi je m’absente pendant 10 minutes. Si tu arrives à ne pas manger le” chamallow” pendant 10 minutes, je t’en donnes un 2ème” et ils ont fait 2 conditions. La 1ère, normale, il y avait rien de spécial et la 2ème condition, ils ont mis un miroir dans la pièce. Et dans le cas où il y a un miroir dans la pièce, il y a beaucoup moins d’enfants qui cèdent à la tentation de manger le “chamallow”. On sait pas vraiment pourquoi, la théorie c’est que, comme on se voit dans le miroir, on a plus conscience de nous-même et du coup on a davantage honte si on cède à la tentation.

-Olivier Roland- Donc, le simple fait de mettre un miroir à votre bureau, ça va augmenter votre productivité, ça va diminuer le nombre de fois où vous allez céder aux tentations, je sais pas, d’aller sur facebook ou de faire des trucs qui sont pas productifs, tout simplement. Encore une fois, est-ce que ça demande beaucoup de préparation, d’entraînement, un budget énorme, non! Tout le monde peut le faire. Moi, j’ai acheté un petit miroir pour se raser et puis je l’ai mis là et puis voilà, ça coute 10 euros et puis c’est fini. Et ça peut complètement changer ta productivité.Voilà l’exemple! C’est ce genre de technique que je partage dans mon livre! Des trucs simples, bêtes comme chou, que la plupart des gens ignorent et qui sont vraiment efficaces. C’est ce que j’appelle des techniques 20/80, qui demandent 20% d’effort et qui t’amènent 80% des résultats.

-Olivier Roland- Je donne 3 principes au démarrage de ce livre et notamment que…et ça peut choquer certains, mais que les méthodes miracles existent. Parce que finalement, ce que je t’ai donné, tu vois, ça peut être des méthodes miracles, c’est pas très compliqué. Ce que je dis juste, c’est qu’une méthode miracle, c’est quoi? C’est le futur qui est pas encore bien réparti. J’adore cette citation de William Gibson, un auteur, écrivain américain qui dit  “Le futur est là. Il n’est pas encore bien réparti”  Et finalement, c’est quoi une méthode miracle? C’est juste une méthode qui a pas encore été adoptée par le plus grand nombre; parce que regarde un peu les objets qui sont autour de toi, qu’est-ce que tu vois? (lampe, bureau, e-cigarette, chat, plante, ordinateur) Tu vois, à part le chat et la plante, tous les objets faits de la main de l’homme, sont tous… Aujourd’hui, ils sont d’une banalité à pleurer tu vois, une table, un ordinateur, etc.  Aux yeux des grands-parents, de nos grands-parents, y a beaucoup de ces objets qui apparaîtraient comme de véritables miracles. Tous les objets de toutes façons, que tu vois autour de toi, faits de la main de l’homme, ce sont les résultats d’une méthode miracle qui a été inventée parce qu’elle était plus efficace que les autres. Aujourd’hui, pourquoi on les voit plus comme miraculeux? Parce que c’est une méthode qui s’est répandue, que tout le monde utilise aujourd’hui, en tous cas, on utilise le produit de ces méthodes là. Et c’est ça finalement, une méthode miracle, c’est quoi? C’est simplement une méthode qui n’est pas encore utilisée par le plus grand nombre et qui donne de bons résultats, de meilleurs résultats que la moyenne, tout simplement. Donc, ça existe, il faut se mettre à la recherche de ça. ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’arnaques ou autre chose, mais c’est pas parce qu’il y a des arnaques qu’il n’y a pas de méthode miracle et inversement.

-Finalement, le miracle, c’est de les appliquer…

-Olivier Roland- Ben ouais, alors, après c’est comme pour tout,  je donne plusieurs techniques simples que les gens appliquent pas, tu vois, dans mon livre, et je le dis, je le sais, de toutes façons la plupart des gens vont découvrir ces techniques là, ils vont se dire: “Wow!  Génial!” mais ils ne feront absolument rien. C’est le problème,  mais après, ça, c’est la responsabilité de chacun, de se botter les fesses pour mettre en pratique ce qu’ils apprennent. Moi, je ne peux pas aller chez les gens, défoncer leur porte à coup de pompes et les engueuler pour qu’ils mettent en pratique.

Rire Non, ce serait contre productif! Rire C’est vrai, qu’il y a dans les livres et j’imagine très bien, dans le tien, qu’il y a des trésors, autant en quantité, qu’en qualité de techniques, de choses après lesquelles on a l’impression que les gens courent tout le temps après et c’est vrai, ce que tu dis, ils les voient et on peut effectivement, très vite passer dessus, fermer le livre et au bout d’une semaine il n’en restera plus rien.

Olivier, on arrive à la fin de cette interview, je te remercie vraiment, c’était extrêmement intéressant! Tu sais que je suis intéressée par ce que j’appelle le “bonheur intelligent” , qui ne me semble pas très éloigné de ce que tu appelles, “rebelles intelligents” J’ai juste une dernière question. Il y a un écrivain et thérapeute en alignement,(méthode dont il est le créateur)  qui s’appelle Pierre Catelin, qui a une citation récurrente dans son livre, qui dit: “Nous sommes sur terre pour être heureux. Point.” Le point est important, il l’écrit. Qu’est-ce que tu en penses?

-Olivier Roland- Je dirais, ça dépend de ce que tu appelles bonheur finalement. (Evidemment) Parce que à la limite, il y a des gens qui trouvent du bonheur dans une bouteille de vin, tu vois, donc ça dépend… Le problème de ce genre de phrase, c’est que c’est bien, c’est catchy, ça peut motiver mais c’est trop sur-simplifié en fait. Moi, je pense plutôt que ça passe par la réalisation de  soi, tu vois. Qu’est-ce qui me rend heureux personnellement? C’est me réaliser, réaliser mon plein potentiel, réaliser quelque chose, une mission qui apporte de la valeur aux gens et au monde. Moi, j’ai vraiment envie de faire en sorte que le monde soit une meilleure place que si j’avais pas été là. Et ça passe aussi par faire quelque chose que j’aime beaucoup, pour moi, ça c’est une source de bonheur qui est profonde. Après c’est très très, comment dire, complexe la notion de bonheur. Chacun a une définition différente, les bouddhistes disent que toute source de souffrance, vient du désir d’avoir plus et c’est un point de vue qui est intéressant et qui en même temps aussi, pose problème par lui-même. Par exemple est-ce qu’un clochard, dans la rue, un S.D.F, devrait se contenter de ce qu’il a ? Même le bouddhisme dit que c’est pas le cas, donc… ça veut dire qu’il faut quand même savoir désirer plus à un moment tu vois? Progresser et puis la source du progrès ça vient du fait de désirer plus donc… (-Tout à fait, ça fait partie de notre condition) Donc, c’est un sujet complexe. Je pense que, tu vois, Tim Ferris, dans son livre “La semaine de 4 heures” il a un point de vue intéressant sur le sujet. Il dit que le bonheur c’est trop galvaudé comme terme et que ce qui est plutôt gênant, ce que les êtres humains redoutent le plus, c’est plutôt l’ennui en fait. Parce que l’ennui, c’est un vide, on sait pas quoi faire et on a envie de le combler d’une manière pressante finalement. Bref, je ne sais pas, je suis encore à la réflexion sur le sujet. Moi, je pense vraiment que c’est la réalisation qui compte le plus… On a l’impression de remplir son destin, de faire quelque chose qui a de la gueule! Et qui apporte de la valeur et qui va peut-être laisser  une petite trace aussi , qui va influencer les gens pour le bien et chacun à son échelle, tu vois… C’est quelque chose de beau… C’est déjà pas mal…

-Je pense que c’est exactement la définition qu’a voulu en donner l’auteur, que c’est tout à fait comme ça qu’il perçoit cette citation. Alors, Olivier avant qu’on se quitte,  2 choses: Déjà je rappelle aux auditeurs que ton livre est en vente le 23 septembre dans toutes les bonnes librairies (dans tous les pays francophones, d’Afrique, les DOM-TOM, etc.) et aussi en format Kindle sur l’Ibook store et le Kobo et tu seras en séance de dédicace à Paris , le 23 septembre. Dans quelle librairie? Oui, la librairie Cultura, à la Défense  D’après ce que j’ai compris il y aura des surprises à la clé, des cadeaux?

-Olivier Roland- Alors pas pendant la séance de dédicaces en tant que telle, mais pendant un certain temps, pour accompagner le lancement du livre, tu vois, j’ai bossé 4 ans dessus, donc maintenat il est temps de le promouvoir un petit peu (-Accompagner sa naissance Sourire) donc j’offre des cadeaux effectivement et notamment comme je souhaite encourager les librairies locales, j’aimerais que les gens aillent acheter le livre plutôt dans une  librairie physique que en ligne. J’offre un cadeau pour tous ceux qui achètent le livre en librairie physique. Alors, bon, ça va être limité dans le temps, donc si vous me contactez dans 6 mois, il y a des chances, que ce ne soit plus en cours mais en gros, pour recevoir ça, il faut s’inscrire à une mailing list et puis m’envoyer le ticket de caisse tout simplement, pour qu’on vous envoie le cadeau, qui est une formation en ligne, très complémentaire au livre.

Vous pouvez retrouver Olivier évidemment sur  les réseaux sociaux, Youtube, Facebook et puis également à travers ses 4 blogs. En attendant, vous pouvez aussi, si vous avez la chance de pouvoir vous déplacer à Paris, le 23 septembre,  retrouver Olivier, en chair et en os, à l’occasion de la sortie de: “Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études” Il paraît que ça vaut des points  de voir la tête des libraires quand on va pré-commander le livre…? Rire

-Olivier Roland- Tout à fait! Alors moi, je n’ai pas testé, mais on m’a dit qu’effectivement c’était assez drôle!

– Moi, je vais aller tester ça aujourd’hui même, et j’ai hate et j’aimerais bien pouvoir prendre une photo, si on peut respecter le droit à l’image pour le  libraire s’il est d’accord. Olivier, j’ai un petit jeu qu’on appelle les “cartes des anges”, alors C’est  pas du tout un jeu de divination (mais d’inspiration) C’est un jeu qui comporte quantité de mots, il y a 1 mot par carte, sur des petites cartes rectangulaires et Olivier, si tu veux bien, je me propose d’en choisir une pour toi?

-Olivier Roland-  Vas-y

-Alors Olivier, j’ai tiré la carte “COMMUNICATION” Est-ce que ça t’inspire quelque chose?

-Olivier Roland- Tu veux que je dise quelque chose par rapport à ça c’est ça? (-Oui, voilà, le dernier mot sur la communication!…) Oui, je donne une astuce très très simple, au tout début du livre, qui permet de… Encore une technique, tu vois, un peu miracle… qui permet de doubler les chances, voire même plus parfois, doubler les chances que quelqu’un te dise oui, à n’importe quelle demande que tu fasses, même si tu demandes de l’argent ou un RDV galant, et ceci, en 1 seconde, sans que ça te demande d’entraînement, sans que ça te demande d’investissement, sans que ça te demande de diplôme ou de Q.I important. C’est vraiment à la portée de tout le monde et voilà, je donne ça au début du livre Rire Suspense!!

-Olivier, je te remercie beaucoup pour cette interview et je te souhaite une très belle journée! Quant à vous mes auditeurs, je vous souhaite également une belle journée et je vous souhaite, moi, en tous cas, d’inspirer et de respirer ce que j’appelle le bonheur intelligent! Sourire Merci beaucoup Olivier, à très bientôt.

-Olivier Roland- Merci, au-revoir Sourire

Olivier Roland Entrepreneur

Si vous avez aimé ma 1ère interview et mon 1er podcast merci de manifester votre enthousiasme en partageant cet article! 🙂

4 Comments

  • yannick poumeyrol 25 septembre 2016 at 15 h 49 min

    Bonjour Céline,

    félicitation pour cet article très riche et ton interview est digne d’un Bernard Pivot au féminin,

    je m’empresse de le partager,

    à très bientôt

    Reply
    • Céline Bonheur21 25 septembre 2016 at 17 h 56 min

      Bonjour Yannick 🙂

      Merci pour ce retour! J’ai vraiment souhaité apporter de la valeur à mon interviewé
      et je suis ravie que tu le perçoives comme ça. Quant à Olivier Roland, ses propos son riches
      et enrichissants c’est indéniable! Merci beaucoup pour le partage 🙂
      A bientôt 🙂

      Reply
  • Aurélie et Vincent 25 septembre 2016 at 18 h 36 min

    Bonjour Céline,

    Un très grand bravo pour cet interview qui donne envie encore plus d’acheter ce trésor de livre.
    Très complète et bien mise en valeur.
    C’est un livre à mettre dans toutes les jeunes mains de notre pays 😉 ! (voir les moins jeunes)

    À très vite.

    Reply
    • Céline Bonheur21 25 septembre 2016 at 20 h 49 min

      Bonjour Aurélie et Vincent! 🙂
      Merci pour votre commentaire. Oui, je suis bien d’accord, un livre à mettre entre toutes les mains, jeunes et moins jeunes, parce qu’on a besoin d’apprendre à tout âge et surtout de sortir de l’engluement du conditionnement, condition indispensable au bonheur intelligent 😉
      A bientôt

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