Vivre une vraie bonne année… Zen

“Vivre Zen, c’est être lucide, trier ce qui passe et ce qui demeure,

c’est gouter le bonheur du présent et,

coque de noix dans l’océan de l’Absolu, s’arrimer d’instant en instant à l’éternel.”

Henri Brunel

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Bon-jour à vous! La nouvelle année vaut essentiellement par sa symbolique, celle d’un nouveau départ. C’est l’idée du renouveau qui nous séduit, parce qu’il nous permet de croire que tout est possible! Mais passé le mois de janvier, puis le printemps, l’automne et à nouveau l’hiver, nous reste-t-il une occasion de retourner au commencement? Une occasion de faire peau neuve, de balayer la négativité et les difficultés passées, de croire que le meilleur reste à venir, nous sera-t-elle encore donnée? Faudra-t-il attendre le 1er jour de chaque mois de janvier, du printemps ou notre anniversaire pour s’accrocher à cette espérance aussi longtemps que possible?

En réalité, il y a “une nouvelle année” dans chaque instant. A chaque “seconde”, à chacune de nos inspirations, il y a TOUT! Vous pouvez trouver dans chaque instant cette nouveauté, ce moment vierge de toute pénibilité, cet instant simple où vous n’attendez rien mais vous accueillez tout. C’est le fameux pouvoir du moment présent que cherche à nous indiquer  * Eckhart Tolle et c’est la quête de toute “pratique” religieuse, spirituelle, quantique, etc. C’est la seule définition du bonheur sur laquelle nous puissions tous tomber d’accord.

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C’est porter son bonheur en soi; ne plus  avoir à mendier des miettes à droite et à gauche. C’est aimer profondément tout, sans être attaché à quoi que ce soit. C’est se sentir libre et fort sans craindre aucune prison ni aucune fragilité. C’est indescriptible par les mots. C’est ÊTRE tout simplement.

Rien n’est plus simple que d’être dans ce moment présent et rien n’est plus compliqué pour le mental, parce que… ça n’a rien de mental. L’observation des animaux, de la nature et des jeunes enfants non conditionnés, vous en donnera un bel aperçu. C’est être pleinement dans la vie sans y faire obstacle, être complètement là où vous êtes et laisser vivre ce qui est. Ne rien attendre. C’est subtil et ça semble fugace mais c’est accessible à chacun, à chaque instant.

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Ça se passe de pratique, même si certaines pratiques semblent y mener. Si vous attendez  d’une pratique  qu’elle vous y conduise, alors… vous attendez…. vous n’êtes pas. Ou comme le dit encore Eckhart Tolle: “Vous y êtes déjà, mais votre mental fait tellement de bruit que vous ne pouvez vous en apercevoir” Les 3 êtres et éléments dont j’ai parlé plus haut, ne pratiquent rien, ils se contentent de vivre.

On peut croire devoir arrêter de penser, alors qu’il s’agit de laisser passer les pensées. Ne pas s’y accrocher comme une moule à son rocher. Être plutôt comme la vague qui déferle sur le rivage puis se retire. C’est aussi ce “nouveau concept » qu’on appelle aujourd’hui: la pleine conscience et ça existe depuis des millénaires. Rien n’est plus délicat que de le traduire en mots parce que les mots proviennent du mental. C’est le parfait LÂCHER-PRISE

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Le Bouddha, il y a près de 2 500 ans a initié (en partie) le Zen (mot japonais qui signifie méditation). Le Zen a réussi la prouesse de « décrire » par les mots, cet état non mental. Pour évoquer cette plénitude ou ce désencombrement mental, des écrivains, des moines zen, ont utilisé les mots d’une façon qui court-circuite le mental. Ce sont des textes surprenants, remplis d’une fraîcheur et souvent d’un humour incomparables! Les koans en sont l’exemple parfait. Ce sont des dialogues entres moines, maîtres et disciples qui offrent un support à la méditation car ils ne peuvent pas être appréhendés par le mental. Ils sont réputés conduire au satori, (l’éveil).

“Quel était votre visage avant la naissance de vos parents?”

Déroutant pour le mental, n’est-ce pas? Je vous livre 3 textes issus du Zen, « cette lame nue, cette lumière insolente et impitoyable »… Que vous vous en aperceviez ou non, l’espace d’un instant, vous serez éveillé, tâchez de ne pas chercher à saisir cet instant et oubliez ce que vous venez de lire…

D

“ Dans un petit temple perdu dans la montagne, quatre moines faisaient zazen. Ils avaient décidé de faire une session de méditation dans le silence absolu. Le premier soir, pendant le zazen, la bougie s’éteignit, plongeant le dojo dans l’obscurité profonde. Le moine le plus nouveau dit à mi-voix: “La bougie vient de s’éteindre!” Le deuxième répondit: “Tu ne dois pas parler, c’est une session de silence total.” Le troisième ajouta: “Pourquoi parlez-vous? Nous devons nous taire et être silencieux!” Le quatrième, qui était le responsable de la session conclût:

“Vous êtes tous stupides et mauvais, il n’y a que moi qui n’ai pas parlé!”

E

Un moine zen se disposait à parler sur la grande place du village. Il avait soigneusement rédigé son discours et il s’apprêtait à le lire, quand un brusque coup de vent fit s’envoler les feuillets dans les branches d’un citronnier. Pris au dépourvu, incapable de retrouver le fil de sa harangue, il dit: “Mes amis, voici en résumé ce que je voulais vous exposer:

quand j’ai faim, je mange, quand je suis fatigué, je dors!

-Mais tout le monde ne fait-il pas comme vous maître? interroge quelqu’un dans la foule.

-Non! Pas de la même façon!

-Pourquoi maître?

-Quand les gens mangent, ils pensent à mille choses, quand ils s’endorment, ils pensent à leurs problèmes. Voilà pourquoi, ils ne font pas comme moi!”

Alors le moine descendit au milieu d’eux, recueillit les dons et, à ceux qui le questionnaient encore, il répondait: “Quant aux détails, vous les trouverez dans les branches du citronnier…”

D

Nan-in, maître japonais sous le règne des Meijï, reçut un jour un professeur de l’université venu s’informer sur le zen. Comme il servait le thé, Nan-in remplit la tasse de” son visiteur à ras bord et continua à verser. Le professeur regarda le thé déborder, jusqu’à ce qu’il s’écrit excédé:

“Plus une goutte, ma tasse est pleine!

-Tout comme cette tasse dit Nan-in, tu es rempli de tes propres opinions.

Comment pourrais-je te montrer ce qu’est le zen?”

S

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Le_pouvoir_du_moment_présent

paroles zen

LES_PLUS_BEAUX_CONTES_ZEN

Merci

4 Comments

  1. lol, pas mal les histoires.
    Je reviens justement d’un stage de méditation Vipassana et ce que je retiens c’est d’observer juste ce qui est, sans chercher à y réagir parce qu’au final, tout finit toujours par passer. Ton article en est une belle illustration. Merci

    • Quelle « chance »! Ça m’aurait plu car je suis passionnée par la culture indienne depuis peu… Une grande et belle idée de commencer l’année en sortant de l’agitation mentale. Merci pour ton commentaire, qui me fait très plaisir.

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